Groupe Bigard a dévoilé un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros (+ 2,9 %) en 2017, Socopa de 1,8 milliard d’euros (stable), tandis que Charal affichait des ventes de 866 millions d’euros (stable), selon les documents publiés sur infogreffe et consultés par l’AFP. Cela représente un total de 4,17 milliards d’euros de ventes.

Bénéfice en augmentation

En revanche, la Société financière Bigard, basée à Rungis, n’avait pas encore déposé ses comptes au tribunal de commerce de Créteil dont elle dépend mercredi après-midi. En termes de résultats, le bénéfice net ressort à 51,9 millions d’euros (+24 % par rapport à 2016) pour Bigard, 25,5 millions (+17 %) pour Socopa et 20,1 millions pour Charal (stable).

Le numéro un français de la viande a déposé lundi les comptes de 2014 à 2017 de trois de ses entités auprès des tribunaux de commerce des villes de Quimper et d’Angers, a-t-on appris auprès du greffe du tribunal de commerce de Quimper. Bigard n’a en revanche pas dévoilé ses comptes pour 2018.

Selon le greffe du tribunal de Quimper, une entreprise dispose de 8 mois pour déposer ses comptes après la clôture, soit à la fin d’août pour une entreprise qui clôt son exercice à la fin de décembre comme Bigard.

Sous pressions

L’association antispéciste L214 avait annoncé qu’elle allait déposer plainte jeudi contre Bigard, Socopa et Charal pour l’enjoindre de publier ses comptes. Le groupe est, comme Lactalis, dans le collimateur de l’Assemblée nationale qui a donné son feu vert en mai 2018 à des sanctions plus efficaces pour les groupes agroalimentaires qui ne publient pas leurs comptes annuels.

La disposition est issue d’un amendement porté par l’élu du Modem, Richard Ramos, et cosigné par plus de 60 députés issus des sept groupes politiques et du FN, qui avaient mal pris l’attitude du groupe envers les parlementaires. Maxence Bigard, fils du P-DG Jean-Paul Bigard, avait en effet provoqué un tollé en septembre 2017 lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

AFP