Le ministre l’avait annoncé dans L’Opinion à la fin d’août, il passe aux actes. Dans un communiqué, conjoint avec sa collègue Agnès Pannier-Runacher à Bercy, Didier Guillaume indique qu’il soumet un projet de décret « à la concertation avec les filières agricoles concernées, les professionnels de la restauration et les associations de consommateurs ».

Ce décret espère étendre la réglementation existante sur l’affichage de l’origine des viandes bovines en restauration hors domicile « aux viandes porcines, ovines et de volaille ». Après la phase de concertation, le projet sera « notifié à la Commission européenne puis transmis au Conseil d’État ». Le texte, prévoient les ministères, « pourrait entrer en vigueur au 1er avril 2020 ».

EGAlim : acte II

Après la grande distribution, la majorité se penche donc sur l’étiquetage. Une mesure qui devrait répondre aux difficultés des restaurateurs et des producteurs qui peinent à remplir, faute de législation appropriée, l’exigence de 50 % de produits sains et locaux dans la restauration collective formulée par la loi portant sur l’agriculture et l’alimentation (EGAlim).

L’annonce intervient par ailleurs juste à temps pour étouffer les orages sanitaires qui se préparent. L’association Foodwatch, dans un communiqué daté du même jour, déplore le silence du gouvernement « malgré trois morts provoqués par de la viande allemande à la Listeria et deux départements français concernés ».

Ivan Logvenoff