Plusieurs incertitudes doivent être levées pour atteindre l’objectif d’une couverture à 100 % en 2022, dont 80 % en fibre optique intégrale jusqu’au domicile, alertent les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable dans un rapport publié le 7 septembre 2017. La répartition des déploiements entre initiatives privée et publique présente de réelles fragilités, relèvent les auteurs.

Zones moins denses négligées ?

Les réseaux privés irrigueront-ils l’intégralité des zones moins denses ? Faute de disposer de précisions et de garanties suffisantes, la commission reste dubitative face aux annonces de déploiement de réseaux privés dans l’intégralité des zones moins denses, en particulier là où les collectivités établissent leurs réseaux, indique le rapport.

Un nouveau partenariat exigeant doit être établi avec les opérateurs privés : si des concessions sont faites aux opérateurs en matière de fiscalité ou de réglementation, il sera indispensable que des engagements précis, contrôlables, et assortis de sanctions en cas de carence soient définis.

Autre point d’achoppement : la couverture par les réseaux mobiles reste trop partielle et ne bénéficie paradoxalement pas d’un pilotage et d’une animation équivalents aux déploiements fixes, alors qu’il s’agit d’une préoccupation plus vive encore.

Le coût d’une couverture intégrale de la population en très haut débit est estimé dans le plan à 20 milliards d’euros.

S.B.