« Nous avons pris la décision de mettre un terme à nos relations », peut-on lire dans la lettre de Lactalis datée du 13 janvier 2017. Les éleveurs ayant témoigné dans l’émission « Sérieusement ? Lactalis : le beurre et l’argent du Beurre ? » diffusée le 13 octobre sur France 2 ont ainsi appris que leur contrat était rompu.

« Les producteurs ont montré leur désaccord sur la politique de Lactalis, commente Michel Nalet, le porte-parole de l’industriel. Quand il y a un dénigrement global de l’entreprise et de ses produits, il est impossible de maintenir une relation contractuelle durable ».

Un an pour retrouver un collecteur

L’arrêt de collecte « sera effectif le 31 janvier 2018 », précise le courrier. « Je ne pensais pas qu’ils oseraient le faire », répond à l’AFP l’un des producteurs ayant requis l’anonymat, craignant de ne pas retrouver une nouvelle laiterie. Les éleveurs ont un an pour retrouver une laiterie qui collectera leur lait.

Dans un communiqué, la Coordination rurale a exprimé son « soutien total aux éleveurs victimes de cette injustice et appelle Lactalis à revenir sur cette décision qui jette le discrédit total sur le groupe.

Les organisations de producteurs (OP) de Lactalis doivent manifester de manière ferme leur soutien à ces éleveurs et dénoncer cette rupture de contrat arbitraire et injuste. »

Pour rappel, le mardi 24 janvier la cour d’appel d’Angers a donné tort à Lactalis qui demandait l’interdiction de rediffusion par France 2 de certains passages du reportage d’Envoyé spécial.

M.B., avec l’AFP