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Une aide à la reconversion pour les agriculteurs en difficulté

Le ministère de l’Agriculture, Pole Emploi et le fonds d’assurance formation Vivea s’associent pour apporter une aide aux agriculteurs en difficulté qui souhaitent se reconvertir.

L’aide à la reconversion pour les agriculteurs en difficulté n’est pas nouvelle. Mais une décision de Bruxelles avait contraint le ministère de l’Agriculture à ne l’autoriser qu’à titre exceptionnel.

Le dispositif vient à nouveau d’être réhabilité, mais dans une autre configuration, grâce à un accord-cadre signé le 18 novembre 2016, entre le ministère, le fonds d’assurance formation Vivea et Pole Emploi. Opérationnel dès à présent, il a pour vocation à apporter une aide aux agriculteurs en difficultés qui veulent se reconvertir.

Aide de départ à hauteur de 3 100 euros

Concrètement, le ministère de l’Agriculture intervient dans le cadre du dispositif d’aide à la réinsertion professionnelle (ARP) : il propose une aide au départ de 3 100 € par personne (majorée de 50 % en cas de déménagement) et la possibilité de financer des formations jusqu’à 2 500 € (à titre exceptionnel).

Téléchargez le formulaire de demande d’aide à la réinsertion professionnelle (avec la notice explicative)

Dans le cadre du congé de formation, l’organisme Vivea propose de son côté une prise en charge de la formation plafonnée à 2 500 € par personne pouvant être complétée par des cofinancements.

Vivea a annoncé vouloir consacrer 5 M€ au dispositif sur 2017 et 2018.

Pôle Emploi intervient dans le cadre de sa mission de mise en œuvre des parcours de formation professionnelle. Comme il le fait pour tout demandeur d’emploi, il prévoit ainsi d’assurer le conseil en évolution professionnelle (CEP) de l’agriculteur en reconversion, et le financement de ses formations (le cas échéant avec Vivea et le ministère en cofinanceurs), la rémunération des stagiaires en formation et l’allocation d’aides à la mobilité.

Un appel aux Régions

« L’accord national peut être décliné au niveau régional », précisent les trois partenaires dans un communiqué paru le 18 novembre 2016, qui invitent ainsi les Régions à se saisir du dispositif.

Pour la CR, il faut pouvoir revenir dans le métier

La Coordination rurale juge « révoltante » la signature de cette convention, dans un communiqué daté du 22 novembre 2016. La mesure est « présentée comme un accompagnement spécifique mais s’inscrit en réalité pleinement dans la politique de démantèlement de l’agriculture opérée depuis plusieurs années ». Pour réduire sa portée, le syndicat annonce avoir demandé au ministère de l’Agriculture, de limiter la période de renoncement au métier à 5 ans. Avec l’objectif de « ne pas bannir à vie des agriculteurs qui auraient le désir de revenir un jour y exercer leur activité ». Il suggère aussi de privilégier « la défense des intérêts des agriculteurs » plutôt que « de se targuer de participer à son démantèlement ».

Rosanne Aries

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