« Le prix du lait n’est pas suffisant pour vivre décemment », a déclaré Jacques Mézard, au sortir de cette rencontre qui aura duré plus d’une heure. Il a rappelé l’échéance des États-généraux de l’alimentation, lors desquels « la question du prix sera une priorité. J’ai la volonté d’y arriver », a-t-il affirmé.

Le ministre a également souligné ne pas vouloir stigmatiser les transformateurs et la grande distribution. « Le rôle du ministère est de rappeler les uns et les autres à la sagesse. » Il appelle néanmoins l’aval de la filière à « davantage considérer l’intérêt des agriculteurs, dans l’intérêt de tous » et a annoncé l’intervention immédiate du médiateur des relations commerciales agricoles.

« Préparer les États-généraux avec l’interprofession »

De son côté, Thierry Roquefeuil a insisté sur le souhait des éleveurs d’obtenir une plus grande transparence sur la chaîne de valeur et sa répartition. « Nous voulons être sûrs que nos coopératives demandent à la grande distribution un prix à la hauteur de nos attentes. »

Le président de la FNPL a également jugé nécessaire de « préparer les États-généraux de l’alimentation avec l’interprofession », estimant que ce rendez-vous sera aussi l’occasion de « vérifier si les lois actuelles sont suffisantes et appliquées ».

V. Gu.

Lire également :

Prix du lait : bras de fer avec les coopératives (13 juin 2017)