La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, et la présidente de l'Inra, Marion Guillou, ont signé, lundi, une convention-cadre pour cinq ans.

« Les compétences de l'Inra se sont officiellement élargies au domaine de l'environnement en 2000, date de la première convention-cadre avec le ministère chargé de l'Ecologie », a rappelé Marion Guillou, signalant au passage que les publications consacrées à l'environnement représentent désormais 26 % des publications scientifiques de l'institut.

« Vous êtes indépendants et devez rester indépendants dans votre parole, même si ça ne nous fait pas plaisir, parce qu'on peut prendre des mauvaises décisions en étant de bonne foi », a déclaré Chantal Jouanno à la présidente de l'Inra.

Pour la secrétaire d'Etat, « le lien entre agriculture et environnement est évident », et le lien entre alimentation et environnement le devient.

Invitée à réagir aux paroles de Bruno Le Maire réclamant une pause en matière de règles environnementales, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie a convenu qu'il n'était « pas question de tomber dans des excès ». Mais « à l'inverse, le fait de ne pas avancer dans le domaine de l'environnement risque de pénaliser l'agriculture », a-t-elle soutenu.

Evoquant le plan Ecophyto, Chantal Jouanno a souligné que le prix des phytos étant lié à celui des produits pétroliers, « si l'on veut s'inscrire dans la durée, il faut réduire notre dépendance à ces produits. »

« Sur la couverture hivernale des sols, nous avons demandé aux organisations agricoles de nous faire remonter les problèmes, a-t-elle souligné. Il n'y a pas eu de retour depuis les dérogations accordées. »

Enfin, les 5 % de SAU en éléments topographiques ne lui paraissent aberrants, dans la mesure où cette « surface en équivalents topographiques » représente, selon elle, « 23 % de la surface nationale ».

« La vraie difficulté aujourd'hui, c'est le prix auquel sont payés les produits. Ne nous trompons pas de combat », a conclu la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

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B.L.