Coop de France déshydratation a réaffirmé, le 29 octobre 2013 dans un communiqué, « avec force la légitimité de la luzerne déshydratée à bénéficier de plein droit du plan protéines en préparation dans le cadre de l'application de la future politique agricole commune ». Pour l'organisation, cela permettrait de sécuriser l'approvisionnement des éleveurs en protéines. « La filière de la luzerne a depuis longtemps fait la preuve de son efficacité à fournir les élevages français en produits tracés, notamment bio, d'une haute valeur nutritionnelle », souligne Coop de France déshydratation.

Rejoindre le plan protéines est aussi une « urgence économique ». « Les surfaces de luzerne déshydratée ont été divisées par deux en vingt ans (129.650 ha en 1993 et à peine 70.000 ha en 2013) en raison de la quasi-disparition des soutiens directs et de la forte attractivité économique des céréales », détaille l'organisation.

Ce plan protéines serait aussi, pour la filière, une source d'efficacité et d'amélioration de la qualité de l'eau et de la biodiversité.

Ce serait aussi une source d'« équilibre entre les différentes sources de protéines ». « Il n'y a pas de concurrence entre les différentes sources domestiques de protéines puisque le marché est lourdement déficitaire. La luzerne déshydratée est un complément aux autres protéines, qu'elles soient produites sur les exploitations d'élevage ou issues de protéagineux à graines », estime Coop de France déshydratation.

Selon elle, « le plan protéines représente une chance historique pour la luzerne, plébiscitée aujourd'hui par tous les agronomes et les environnementalistes, de stopper son déclin en France. Le gouvernement porte en la matière une lourde responsabilité. 90.000 ha est un seuil critique que nous devons pouvoir atteindre », a déclaré Jean-Pol Verzeaux, président de Coop de France déshydratation.

A télécharger : 

I.E.