« Le président de la République à Cournon le 2 octobre a affirmé l'ambition forte d'une politique orientée en faveur de l'élevage, et notamment de la production de bovins à viande, avec une vraie conscience des difficultés structurelles de revenu mais aussi de ses enjeux majeurs (emploi, exportation, territoires, bénéfices environnementaux...) », se félicite la Fédération nationale bovine (FNB) dans un communiqué du 3 octobre 2013.

« Concernant la future Pac, et dans le contexte d'arbitrages contraints par le cadre communautaire et budgétaire, les choix définis par les pouvoirs publics préservent des outils indispensables aux yeux des éleveurs :

- en premier lieu, le maintien de l'enveloppe historique de soutien global à la vache allaitante, à 690 millions d'euros. Le président de la République confirme ainsi le rôle particulièrement structurant des aides couplées,

- la confirmation de l'importance de la politique de handicaps sur l'ensemble des zones concernées, et une revalorisation de l'enveloppe à plus de 1,1 milliard d'euros au total, même si les modalités de mise en oeuvre restent à éclaircir,

- en parallèle, une convergence à un rythme plus modéré et assortie de l'utilisation de "l'amortisseur" de baisse disponible dans le règlement européen,

- une enveloppe de crédits pour l'engraissement, demandée par la FNB dans l'objectif fondamental d'un lien à une contractualisation avec sécurisation de marge,

- la confirmation de l'aide aux veaux sous la mère et d'Aveyron,

- la forte revalorisation de l'enveloppe de modernisation des bâtiments, levier majeur pour accompagner la compétitivité des exploitations et l'installation. »

« Les  impacts de cette réforme seront très différenciés entre exploitations, selon leur système de production (notamment naisseurs-engraisseurs et engraisseurs) et l'historique. D'autre part, les évolutions dépendront étroitement des mesures d'application. La FNB demeurera extrêmement mobilisée tout au long de leur élaboration. Et la FNB attend aussi toujours des réponses au sujet brûlant du renforcement de l'autonomie alimentaire des exploitations. »

« C'est à cette aune qu'il faudra juger définitivement la volonté politique des pouvoirs publics pour le secteur de la viande bovine. En tout état de cause, si les aides constituent un appui indispensable pour les exploitations, l'avenir reposera, plus encore qu'aujourd'hui, sur un prix revalorisé à la production, base essentielle de l'équilibre économique. C'est aussi ce combat que continuera de mener la Fédération nationale bovine », conclut le communiqué.

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