Il y a urgence à agir, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui a publié le 2 novembre 2014 à Copenhague (Danemark) l'étude la plus complète sur le changement climatique depuis 2007, en passant en revue plus de 30.000 publications et mettant à contribution 800 auteurs principaux.

Alors que la communauté internationale s'est fixé pour objectif de limiter le réchauffement global à deux degrés d'ici à la fin du siècle, il reste « peu de temps » avant que la possibilité de rester sous ce seuil ne disparaisse, a déclaré Rajendra Kumar Pachauri, président du Giec, cité par l'AFP. Les ministres français des Affaires étrangères et de l'Ecologie ont réagi en appelant à une « mobilisation universelle et immédiate ».

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, a démenti le fait qu'agir pour le climat serait coûteux : « Je peux vous dire que ne pas agir coûtera plus, beaucoup plus », a-t-il affirmé. Les experts mondiaux estiment d'ailleurs que d'ambitieux efforts de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ne feraient perdre que 0,06 % à la croissance mondiale, estimée entre 1,6 et 3 % par an au cours du XXIe siècle.

Le Giec prévient que les conséquences du réchauffement seront de plus en plus lourdes en ce qui concerne la sécurité alimentaire, la disponibilité en eau potable, les risques d'inondations et de tempêtes et qu'elles pourront entraîner des migrations importantes de populations et des conflits pour l'usage des ressources.

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B.L.