Dans un rapport intitulé « Le biocontrôle pour la protection des cultures », remis mardi au ministre de l'Agriculture, Antoine Herth, député du Bas-Rhin, émet quinze recommandations pour « soutenir les technologies vertes et développer ainsi des pratiques bénéfiques pour l'environnement.

La réduction de doses, l'utilisation de macro- et micro-organismes, de stimulateurs de défenses naturelles et de médiateurs chimiques à base de phéromones font partie des méthodes alternatives citées.

Le député entend aussi stabiliser le statut des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP), qui se « heurte aux mêmes problèmes réglementaires que les autres spécialités autorisées en agriculture biologique ».

Selon lui, deux voies sont possibles : celle des produits phytopharmaceutiques à faible risque et celle des substances de base qui ne sont pas assimilées à des produits phytopharmaceutiques.

Sur la base de ce rapport parlementaire, Bruno Le Maire a présenté mercredi la « feuille de route relative au biocontrôle » comptant douze actions concrètes à mettre en oeuvre au cours des deux prochaines années.

Ces actions visent à encourager les agriculteurs à utiliser les pratiques de biocontrôle, à promouvoir l'innovation pour le développement de nouvelles techniques « sûres et efficaces », à favoriser la mise sur le marché des produits de biocontrôle et à mieux informer les professionnels et suivre le développement de ces usages, explique un communiqué du ministère.

Les BSV (Bulletins de santé du végétal) seront pour cela enrichis d'informations techniques adaptées aux micro-organismes, macro-organismes, phéromones et auxiliaires de culture.

D'ici à la fin de 2011, le décret relatif aux macroorganismes non indigènes utiles aux végétaux devrait être publié.

Par ailleurs, la première liste des substances autorisées pour les préparations naturelles peu préoccupantes et l'arrêté d'autorisation du purin d'ortie sont promis pour les prochains jours.

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I.E.