« On souhaiterait que l'accord interprofessionnel sur les protéagineux soit opérationnel pour les semis de printemps de 2015. Pour cela, il faudrait qu'il soit signé d'ici à la fin de l'année », a indiqué Thierry Momont, président de la section des céréales à paille et des protéagineux au Gnis, jeudi en conférence de presse à l'issue du colloque « Stratégie et distribution agricole : soutenons vos ambitions ! »

Il s'agit de mettre en place une CVO (cotisation volontaire obligatoire) pour renforcer les moyens financiers consacrés à l'obtention végétale, sur le modèle de ce qui a été instauré pour le blé tendre. Pour le blé, le montant de la CVO, à la charge des producteurs et prélevé par les collecteurs, est de 0,7 euro la tonne. Un reversement à hauteur de 2,8 euros le quintal est prévu pour les acheteurs de semences certifiées.

« Mais l'équation est plus difficile à résoudre pour les protéagineux », alerte Thierry Momont. En effet, le rendement des protéagineux n'est pas celui du blé, et la CVO ne pourra pas être prélevée sur le même volume unitaire. Pourtant, la recherche variétale coûte aussi cher. D'autre part, l'utilisation de semences certifiées en protéagineux est moindre.

« Il y a moins de ressources disponibles pour collecter la CVO en protéagineux, donc on ne peut pas faire un copier-coller de ce qui a été fait pour le blé. Mais il n'y a pas d'urgence pour signer l'accord : l'essentiel est qu'il fasse l'unanimité », souligne Thierry Momont.

I.E.