Alors que les récoltes ont commencé dans le Sud-Ouest, l’interprofession des huiles et protéines végétales, Terres Univia, fait un point sur l’état des cultures dans sa dernière note aux opérateurs, parue le 23 juin.

Les états sanitaires sont bons, mais « quelle que soit la région, les facteurs abiotiques vont impacter les rendements de pois d’hiver et de printemps », estime Terres Univia. Elle se réfère aux observations de l’institut technique Terres Inovia pour plus de détails. Les stress cumulés cette année (stress hydrique au printemps, gel à la floraison en avril, et fortes chaleur autour du 20 juin) impactent le nombre d’étages de gousses et le remplissage des graines.

Peu de gousses et peu de graines par gousse

Si dans l’Ouest et les Hauts-de-France, le potentiel de rendement des pois est dit « satisfaisant à ce jour » (notamment pour les semis précoces), les pois de Bourgogne, de Franche-Comté et du Grand Est ont davantage souffert.

« L’absence de gousses est constatée souvent sur 30 à 50 % de la hauteur des plantes (effet gel tardif), soit entre 3 et 7 étages de gousses avec peu de gousses par étage et peu de graines par gousse », note Terres Inovia.

Les féveroles de printemps, précoces ou tardives, sont aussi affectées : « Les températures élevées accélèrent la fin de la floraison et limitent le nombre d’étages de gousses dans les secteurs plus tardifs ou perturbent le remplissage des graines dans les secteurs plus avancés. »

A. Cas.