Christiane Lambert a cité une petite phrase sur la fin des produits phytosanitaires que le Premier ministre, Édouard Philippe, aurait prononcée, selon elle, lors de sa visite à la foire de Chalons, et l’annonce, par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, que la France s’opposera à l’utilisation du glyphosate.

« Postures parisiennes et politiques »

Elle a dénoncé des déclarations « faites pour servir des postures parisiennes et politiques, mais qui tournent le dos aux agriculteurs », et qui provoquent « inquiétude, amertume et colère ».

« Ces petites phrases intempestives, c’est tueur de démocratie », selon la présidente de la FNSEA, qui estime que « cela ressemble à une préemption du deuxième chantier des États-généraux de l’alimentation (EGA) ».

Lors des EGA, « nous sommes prêts à travailler en confiance, mais pas à nous faire entourlouper ! Si tout est joué d’avance, qu’on nous le dise, on ne fera pas de figuration », a-t-elle assuré rappelant que « transformation est un mot qui nous va bien, mais si la transformation se fait sans nous, elle se fera contre nous ».

Demande d’une rencontre avec le Premier ministre

« C’est quoi le projet ? On n’a pas eu le temps d’y répondre que déjà on parle d’interdire » les phytosanitaires, a encore protesté Mme Lambert, qui a demandé à rencontrer le Premier ministre et le président, Emmanuel Macron, avant son intervention le 11 octobre dans la Manche, pour annoncer ses propositions à l’issue du premier chantier des EGA.

La présidente de la FNSEA indique également avoir « demandé un rendez-vous à M. Hulot, il y a 15 jours, mais n’avoir aucune nouvelle ». Pourtant, « M. Hulot ne peut pas parler autant d’agriculture sans rencontrer les principaux intéressés », a-t-elle asséné.

AFP