Dans son étude, FranceAgriMer dresse un état des lieux de la transformation laitière française en 2014 à partir des données de son enquête mensuelle laitière. Plus de 95 % de la production de yaourts, de desserts lactés et de fromage frais ont été réalisés par les dix premiers groupes de transformation laitière en 2014. Le chiffre atteint même les 100 % pour la poudre grasse et la poudre de lactosérum.

Ainsi, pour la plupart des produits laitiers, la fabrication s’est concentrée depuis 2008. Néanmoins, les fromages à pâte pressée cuite font office d’exception : les dix premiers transformateurs ont perdu 10 % de part de marché.

Fusion-acquisition

Entre 2008 et 2014, les restructurations les plus notables ont concerné Sodiaal, (reprise d’Entremont Alliance - Eurosérum, et fusion avec les Fromageries de Blamont, le groupe 3A, la Lacopab, et la Briarde Laitière), Savencia (rapprochement avec Terra Lacta), Agrial (fusion avec Coralis et reprise de Senoble et participation dans la société Délicelait) et Laïta (issue de la fusion de Coopagri Bretagne, Terrena et Even).

Concentration dans l’Ouest

« Les différentes productions sont réparties de façons inégales sur le territoire et les bassins laitiers montrent des spécificités différentes quant à leurs productions. Globalement, la concentration des fabrications de la plupart des produits laitiers dans le bassin Grand Ouest qui avait pu être observée en 2008 se confirme et même s’accentue en 2014. » détaille l’étude de FranceAgriMer.

Dans le bassin Normandie, il existe une surproduction (relativement au niveau de collecte) de beurre, de crème, de fromages blancs et petits suisses ou encore de fromages frais et à pâte molle. Le Grand Est fabrique un peu de tout, mais avec un effort plus important sur les fromages et la crème fraîche.

Les six autres bassins se concentrent globalement sur un nombre plus limité de produits laitiers.

M.B.