La production de pommes au 1er juin 2012 reculerait de 22 % à 1,5 million de tonnes par rapport à 2011, et de 19 % comparé à la moyenne quinquennale, selon le service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l'Agriculture. La faute aux conditions météorologiques défavorables au printemps, avec du gel, des précipitations abondantes et de la grêle qui ont eu un impact sur la floraison et la nouaison.

La surface du verger de pommiers reculerait légèrement depuis l'année dernière (-1 %) et de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Au 1er juin, dans la Région Paca, la récolte devrait être relativement similaire à celle de 2011, malgré une récolte annoncée plus réduite dans les Alpes et quelques incertitudes qui demeurent à ce stade d'observation. Dans le Languedoc-Roussillon, la tendance prévoit une récolte très légèrement inférieure à celle de 2011 (-2 %).

Dans les Pays de la Loire, où la surface du verger devrait perdre 6 % par rapport à 2011 (-11 % sur cinq ans), la production est estimée en fort recul comparée à l'année précédente (-19 %, -22 % sur cinq ans) et une arrivée à maturité « plus classique en 2012, après une année 2011 exceptionnellement précoce ».

Dans le Midi-Pyrénées (-28 %, -24 % sur cinq ans), les variétés tardives sont les plus touchées. Constat similaire en Aquitaine, où le gel a occasionné des dégâts importants à la mi-avril en Dordogne (-30 %, -27 % sur cinq ans).

Dans le Rhône-Alpes (-10 %, +11 % sur cinq ans), le potentiel s'annonce variable selon les variétés.

Dans la Région Centre, le gel a causé des dégâts très importants sur le verger à la mi-avril, le potentiel de production est très inférieur à celui de 2011 (-56 %).

Quant au Limousin, le gel du 17 avril entraînerait une perte de production de 85 à 95 %, jamais constatée dans cette région.

B.V.