La Confédération paysanne a revendiqué lundi après-midi un prix du lait au moins égal à celui de 2007 pour novembre et décembre 2008, alors que l'interprofession laitière se réunissait dans l'espoir de signer un accord. Mais avant tout, c'est un travail de fond sur les mécanismes de fixation du prix du lait que réclame l'organisation syndicale.

La Confédération paysanne veut d'abord que le lait soit payé au producteur en fonction de son prix de revient, lequel pourrait être établi par les centres de gestion ou les chambres d'agriculture. Ensuite, que le prix du lait tienne compte «de toutes les valorisations qui en sont faites, et pas seulement des fabrications de beurre-poudre» a martelé Yves Leperlier, responsable de la commission laitière à la Confédération paysanne.

Le responsable syndical a insisté sur la nécessité de mettre en parallèle des outils de maîtrise des volumes, à l'heure où Bruxelles décide de poursuivre l'augmentation progressive des quotas jusqu'à leur disparition programmée en 2015.

Pour se faire entendre, la Confédération paysanne est prête à «mener des actions avec tous ceux qui partageront les mêmes revendications». Une grève du lait est-elle envisageable? Pour Yves Leperlier, il s'agira de «se montrer imaginatif pour réfléchir à un moyen d'arrêter les livraisons aux laiteries, sans forcément détruire le lait».

B.L.