L’objectif de la réunion était d’identifier différents leviers afin que les distributeurs rendent possible un « retour » prix pour les éleveurs. « Après deux heures de discussions », la FNPL estime que « la grande distribution a été constructive quant à la nécessité d’agir pour que les producteurs de lait voient enfin le bout du tunnel ». Mais pour la bonne nouvelle, il faudra attendre encore un peu. En effet, la distribution « a décidé de différer sa réponse enseigne par enseigne », convient la FNPL. Réponse au milieu de la semaine « au plus tard ».

La FNPL demande que « conformément à la loi Sapin 2, toutes les enseignes intègrent un prix du lait de référence dans leurs contrats à marque de distributeur en tenant compte d’indices publics de coût de production et d’indices de valorisation des marchés laitiers ». Elle réclame également que « les niveaux des tarifs négociés entre la distribution et les transformateurs soient revus à la hausse pour conserver leur niveau atteint par la charte de valeur à la fin de 2015 ».

Le syndicat rappelle que « les marchés laitiers bénéficient à nouveau d’une conjoncture plus favorable. Il n’y a aucune raison objective pour que les éleveurs laitiers n’en bénéficient pas. » Sous la pression syndicale, et les actions menées au cours de ces deux dernières semaines, la coopération s’est d’ailleurs dite « prête à revaloriser le prix du lait au troisième trimestre de 2017 », rappelle la FNPL.