La première enquête, menée par Eurostat, classe les pays européens sur une base 100, correspondant à la moyenne de l’UE à 28. En 2016, le Danemark arrive en première position, avec des tarifs à la consommation quasi 40 % plus élevés. La Pologne se classe dernière, avec des prix 47 % moins importants que la moyenne.

Avec un prix de la viande 31 % plus élevé que celui de la moyenne européenne, la France se classe cinquième, devancée par le Danemark, l’Autriche, le Luxembourg et la Suède.

2,2 heures de travail pour 1 kg de bœuf

La seconde enquête a été menée pour le compte de Caterwings, une entreprise opérant sur le marché de la restauration en ligne. Elle porte sur 52 pays et se veut le reflet des prix de 2017. Son originalité tient à l’ajout d’un indicateur d’accessibilité : le temps de travail nécessaire à un salarié d’un pays donné lui permettant l’achat d’un kilo de viande.

On constate que si la Norvège arrive en seconde position en termes de prix de la viande de bœuf (88 % plus chère que la moyenne), un Norvégien ne devra travailler que 1,7 heure pour s’en procurer 1 kg. En revanche, un Indien devra travailler 22,8 heures pour s’offrir la même portion, malgré le fait que le tarif indien soit le plus faible du classement (61 % plus faible que la moyenne).

Toutes viandes confondues, le prix moyen français se classe 11e au niveau mondial (et 5e au niveau de l’UE à 28). L’espèce la plus accessible y est le poulet (0,8 heure de travail), suivie par le porc (1,2 heure), le poisson (1,9 heure), le bœuf (2,2 heures) et enfin l’agneau (2,6 heures).

Recul nécessaire

Pour intéressants qu’ils soient, les résultats de l’enquête publiée par Caterwings ne sont pas à prendre au pied de la lettre. À titre d’exemple, le prix au kilo identique du steak haché et du filet de bœuf en Arabie Saoudite laisse penser que la fiabilité de la base de données est imparfaite. Il aurait également été souhaitable que le salaire retenu pour chaque pays, ainsi que le prix moyen de la viande apparaissent.

V.S.