Les prix agricoles à la production continuent de progresser en mars. Ils sont en hausse de 5,7 %, indique une note de conjoncture Agreste du ministère de l’Agriculture du 28 avril.

Les prix des céréales ne repassent pas en dessous de mars 2016

Les cours des céréales, bien qu’en retrait par rapport à février, restent supérieurs de 14,9 % à ceux de mars 2016. « La demande internationale soutenue face une offre mondiale abondante pèse sur les cours des céréales, en retrait par rapport au mois de février. Ils poursuivent malgré tout leur embellie sur un an tout en demeurant en baisse par rapport aux prix moyens de 2012 à 2016 », explique le ministère. Les oléagineux suivent le même schéma. Les prix du colza et du tournesol perdent 2,9 % sur un mois mais gagnent 14,8 % sur un an. La pomme de terre garde sa bonne dynamique des derniers mois. Entre mars 2016 et mars 2017, les prix augmentent de 36,2 %.

Du mieux en gros bovins

Les cours du bétail profitent de l’embellie en porcins et gros bovins pour repartir à la hausse. Les premiers voient leur prix augmenter de 25,2 % sur un an quand les seconds enregistrent une hausse nettement moins forte de 0,4 %. Dans le même temps, les veaux perdent 3,7 % et les ovins 9,7 %.

Du coté de l’aviculture, les prix des œufs sont supérieurs à ceux de mars 2016 mais aussi à la moyenne des cinq dernières années. « Dans un contexte de crise aviaire, les prix de la volaille diminuent sur un an et par rapport à la moyenne des prix des cinq dernières années face à une demande et un commerce extérieur toujours morose », explique le ministère.

Alors que les prix des légumes avaient profité de la faiblesse de l’offre hivernale, le printemps est venu siffler la fin de récréation. « Choux-fleurs, laitues, endives et asperges s’écoulent difficilement dans un contexte où la demande est limitée par la douceur des températures », analyse l’Agreste. Les fruits voient, quant à eux, leur prix augmenter de 5,9 % grâce à un marché de la pomme fluide.