Alors que les arbitrages concernant le montant de la PMTVA (1) se font toujours attendre (2), 250 éleveurs se sont rassemblés mercredi à Charolles et Autun (Saône-et-Loire) pour exprimer leurs inquiétudes.

Dans le premier département allaitant de France (210.000 PMTVA pour 225.000 vaches), cette prime représente un poids important dans les résultats des exploitations : 15.300 € par an sur les cinq dernières années, soit l'équivalent d'un revenu annuel par Utaf. Qui plus est, elle a toujours été considérée comme un outil adapté pour maintenir une production bovine dans cette zone défavorisée.

Les systèmes herbagers extensifs spécialisés de la Saône-et-Loire (86 vaches sur 95 ha en moyenne) craignent finalement d'être pénalisés par une réforme dont l'objectif était pourtant de conforter la situation économique des élevages. C'est l'incompréhension.

« Plus on fait tourner les calculettes et plus on est inquiet », note Christian Bajard, le président de la section bovine départementale. « Après la surprime sur les 52 premiers hectares, le versement de la PHAE non plus sur 100 ha mais sur 75 ha, l'impact de la convergence sur des DPU initialement peu élevés (en moyenne 230 €/ha en exploitation allaitante en Saône-et-Loire), la baisse de la PMTVA serait la cerise sur le gâteau ! »

« Pour conserver le niveau actuel d'aides PMTVA (175 € par animal primé), le montant des aides versées à partir de la 41e vache doit être très supérieur aux informations qui circulent actuellement (80-100 euros) ».

_____ 

(1) Prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes.

(2) Seul le niveau de la prime pour les 40 premières vaches a été annoncé : 200 € par animal.

Lire également :

Anne Bréhier