« Nous exigeons le retrait immédiat de l’ours Cachou », écrit dans un communiqué le « syndic d’Aran », Francés Boya, assumant des fonctions de chef de l’exécutif de la vallée d’Aran, située en Catalogne. Il demande à toutes les administrations de réagir face au « comportement de prédateur » récidiviste de cet ours, descendant du mâle Balou et de la femelle Plume.

Les mesures dissuasives hors jeux

Le plantigrade, doté d’un collier GPS, est accusé d’avoir de nouveau tué, dans la nuit de mercredi à jeudi, une jument adulte sur le territoire de Vielha e Mijaran (5 500 habitants), selon le communiqué du syndic d’Aran. Le Val d’Aran est une division administrative de Catalogne, qui dispose d’un régime spécial consacrant sa singularité territoriale.

Les autorités du Val d’Aran assurent que Cachou a tué quatre juments et un poulain en quinze jours, et que les mesures dissuasives, telle l’explosion de pétards, n’ont pas fonctionné. Le quotidien La Vanguardia a présenté Cachou comme un ours « encore plus violent que Goiat », mâle originaire de la Slovénie introduit en 2016 dans les Pyrénées. En mai, le « ministère » catalan de l’Environnement avait reproché à Goiat un « comportement anormal de prédateur excessif ».

Une autre ourse d’origine slovène est vivement critiquée : Claverina, lâchée au début d’octobre dans les Pyrénées-Atlantiques en France, accusée d’avoir tué des brebis des deux côtés de la frontière. Selon la presse locale, au moins neuf brebis ont été tuées ces derniers jours dans un élevage de la commune Valle de Hecho en Aragon (nord de l’Espagne), dans une zone fréquentée par Claverina mais aussi par un autre ours, Neré.

AFP