À quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, la FNO invite les responsables politiques à s’engager auprès des éleveurs touchés par la prédation en signant le « Manifeste Loup ». Ce document a été rédigé pour dire « oui aux brebis qui entretiennent les paysages et maintiennent la biodiversité et non au loup et aux conséquences de son carnage ».

Les professionnels rappellent qu’en 2016, 10 000 brebis ont été tuées par le prédateur et que le coût de la prédation a représenté 22 millions d’euros pour l’année. « Il est intolérable et inhumain de faire des éleveurs et de leurs familles les victimes collatérales de ce carnage », indiquent-ils.

Le manifeste s’accompagne de propositions qui concernent, entre autres, une meilleure gestion des prélèvements du prédateur. Les professionnels demandent aussi un droit de défense minimal pour les éleveurs qui soit distinct de la régulation elle-même afin de permettre aux éleveurs de défendre leurs troupeaux. Ils réclament également la mise en place de la « brigade loup » dans tous les territoires colonisés.

Les professionnels réitèrent leurs demande « de déclassement du loup a minima des textes internationaux afin de faciliter la régulation de l’espèce au nom de la préservation de l’élevage en plein air fortement menacé ».