Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne mercredi sur son site internet un rapport du Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) intitulé « Quel avenir pour la filière porcine française ? ». Ses conclusions soulignent le « double défi » qui attend le secteur : un « défi sociétal » et « un défi économique ».

Les rapporteurs dressent un bilan sans appel de la filière française qui « depuis 2002, [...] semble entrée en léthargie » et que « en dépit des progrès réalisés, le défi environnemental reste un obstacle majeur au développement ». Alors que les concurrents européens de la France ont connu un développement soutenu, notamment l'Allemagne, au cours de la même période.

Les rapporteurs soulignent qu'il « appartient d'abord aux acteurs de prendre des initiatives pour définir et mettre en oeuvre une stratégie commune ». Cette stratégie devrait principalement s'appuyer sur quatre axes :

- « faire reconnaître par une communication appropriée l'utilité de leurs métiers et leurs capacités à développer leurs activités tout en respectant les contraintes environnementales ;

- moderniser les élevages de manière à optimiser la maîtrise de l'ensemble des nuisances environnementales ;

- développer la production sur la base d'ateliers « high-tech » d'une taille suffisante pour être en capacité de maîtriser les rejets polluants et, dans toute la mesure du possible, liés au sol. Ils pourront être prioritairement implantés en périphérie des zones à forte densité. Ce développement, comme la modernisation des élevages, permettra de maintenir leur compétitivité ;

- poursuivre la restructuration de l'industrie de l'abattage-découpe pour rivaliser avec les groupes européens et saisir les opportunités de développement offertes sur l'évolution du marché mondial. »

Les rapporteurs ajoutent que les pouvoirs publics ont aussi un rôle à jouer en « accompagnant la modernisation des élevages et sa mise en oeuvre administrative, et qu'ils appuient les acteurs de la filière dans la reconquête d'une image positive auprès du public. Enfin, il conviendrait qu'ils favorisent la transparence du marché par la mise en place de cotations appropriées. »

Téléchargez le rapport.