Le jeudi 26 mai, l’Onep dénonçait les propos de l’UGPVB rapportés le 24 mai dans un communiqué de presse. L’UGPVB s’y félicitait des « signes positifs qu’envoie enfin le MPB », et des perspectives encourageantes du marché du porc si la demande chinoise poursuit sa progression, et que la production européenne baisse au dernier trimestre de 2016.

« Comment se féliciter du prix payé par le MPB, de 1,249 €/kg, qui est bien en deçà des coûts de production ? demande Pascal Aubry, président de l’Onep et éleveur de porcs dans la Mayenne. L’UGPVB souhaite redynamiser le MPB alors même qu’un bon nombre de ses représentants n’y ont jamais vendu le moindre cochon. Pourquoi vouloir défendre à tout prix le MPB ? Dans beaucoup de pays, ils n’ont pas de structure de ce type et les éleveurs ne sont pas moins bien payés. »

Pour l’Onep, si les exportations vers la Chine sont une opportunité pour désengorger le marché européen, elles représentent aussi un risque de revers de bâton. « Nous sommes méfiants concernant l’annonce d’une sortie de crise prochaine du secteur porcin, reprend Pascal Aubry. Nous avons été échaudés avec l’embargo russe ; il doit nous servir de leçon ! […] D’autant que la Chine a affirmé à de nombreuses reprises vouloir gagner en autonomie alimentaire... »