Conséquence de l’épidémie de peste porcine africaine, la demande chinoise a explosé, faisant flamber le prix du porc de 24 % au marché au cadran, entre la mi-mars et le début de juillet, avait indiqué la Fict (fédération des industries charcutières).

Cette dernière avait salué le 9 juillet des renégociations entre distributeurs et industriels pour répercuter au moins partiellement la flambée des prix de la matière première.

Tristes jambons

« Les résultats du premier semestre de 2019 sont décevants, principalement en raison d’une forte hausse des cours de viande porcine, répercussion du rétrécissement de l’offre mondiale consécutive à l’épidémie de peste porcine », déclare le directeur général du groupe Fleury Michon, Régis Lebrun, dans un communiqué.

« À cet effet de cours, s’ajoute l’impact d’une activité ralentie dans un contexte de consommation atone sur le marché de la charcuterie », ajoute-t-il.

Nouvelles hausses attendues

« Le second semestre s’annonce également complexe avec la poursuite de la hausse des cours », indique M. Lebrun. Dans ce contexte « très imprévisible », le groupe s’attend à un « second semestre en amélioration par rapport au premier sans compenser cependant les pertes » du premier semestre.

Les ventes globales, affectées par un virus informatique (ayant engendré l’interruption de production de plusieurs usines Fleury Michon pendant cinq jours en avril 2019), sont finalement en recul de 2,7 %, à 348,8 millions d’euros. « Pour 2020, l’ensemble des pôles d’activité et les joint-ventures sont prévus en amélioration, tant en matière d’activité que de résultats », conclut le groupe.

Avec l’AFP
Votre analyse marché - Porcs

Hausse de 0,2 centime

Le prix de base du porc s’est établi à 1,699 €/kg, ce lundi 16 septembre 2019 au Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d’Armor.