Après une « reprise d’activité observée au premier trimestre de 2019, les abattages français « retrouvent les niveaux moyens quinquennaux », estime le ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 3 juin 2019. Sur les trois premiers mois de l’année, la production porcine française progresse de 1,6 % sur un an, par rapport à 2018.

Sur le marché intérieur, en mars, « la consommation apparente de viande de porc se redresse légèrement de 0,6 % sur un an. Au premier trimestre de 2019, elle égale celle du premier trimestre de 2018. »

La balance commerciale se maintient

Les exportations françaises de viande et de graisse porcines se replient de 1,5 % sur un an en mars 2019. « Toutefois, mars 2018 était marqué par des volumes conséquents de viande vendus à l’Italie et aux Philippines », tempère le ministère.

Pour autant, l’accroissement des envois vers la Chine de viande comme de graisse se poursuit : +1 800 tonnes-équivalent carcasse (tec) sur un an en mars, atteignant 6 640 tec et compensant la baisse des achats philippins (–1 300 tec). Dans le même temps, les importations de produits porcins se contractent fortement (–8,9 % sur un an, soit –4 460 tec) sous l’effet de la nette baisse en provenance de l’Espagne et des Pays-Bas.

« Le repli particulièrement marqué des importations de viande porcine permet le maintien de l’excédent de la balance commerciale en volume (+7 900 tec) », note Agreste. En valeur, le déficit s’est réduit de moitié entre janvier et mars, pour s’établir à –18,5 millions d’euros.

Les prix se redressent

Si le cours du porc est resté stable et bas d’octobre 2018 à la mi-mars 2019, « la flambée en avril (+16 centimes sur un mois) pour afficher un cours moyen de 1,55 €/kg en avril (contre 1,49 €/kg en moyenne de 2014 à 2018) ». En mai, la hausse se poursuit, de manière plus mesurée (+3 centimes par kilo sur les deux premières semaines). « La hausse des cours est apparue en mars en Chine et aux États-Unis, se propageant aux références européennes, notamment espagnole et allemande, jusqu’à la mi-avril, avant de se stabiliser », observe le ministère.

S’agissant du prix de l’aliment, il est « stable, à un niveau élevé, et reste supérieur de 10 % à celui de mars 2018, et supérieur de 5 % à la moyenne de 2014 à 2018 ».