Dans un communiqué de presse du 26 avril 2013, la FRSEA Bretagne assure que la simplification administrative, prévue dans le cadre du plan national d'action pour la production porcine dévoilé par le ministère de l'Agriculture le 15 avril, « n'aura pas d'impact sur l'environnement ».

La FRSEA qualifie les mesures annoncées par les pouvoirs publics « de mesures de bon sens attendues depuis longtemps par les éleveurs, qui ne comprennent aujourd'hui pas l'opposition farouche de certains écologistes ».

Le syndicat veut réaffirmer que « les normes environnementales actuelles s'appliqueront toujours aux éleveurs. Une installation classée devra toujours respecter les prescriptions techniques liées à son activité et adaptées à sa situation, en fonction de l'étude d'impact qui restera obligatoire ».

Ce que les éleveurs espèrent de la simplification administrative, c'est qu'elle réduira les délais d'instruction des dossiers et les coûts pour les éleveurs « permettant ainsi de limiter les distorsions de concurrence [...] entre éleveurs français et étrangers ».

La FRSEA ajoute que le plan de relance, seul, ne suffira pas à permettre aux éleveurs de résister à la crise actuelle. Elle demande une revalorisation immédiate de 0,25 €/kg du prix payé aux éleveurs. « Il faut également faire stopper les importations massives dans les salaisonneries et les grandes surfaces qui ne répondent pas aux mêmes normes sociales et environnementales, plaide-t-elle. Il est indispensable par ailleurs de mettre fin aux distorsions de concurrence dues aux différences de coût de travail entre les Etats. »

Au travers de ce communiqué de presse, la FRSEA veut aussi mettre en garde contre « le "modèle" prôné par nombre d'écologistes. Imaginez l'impact que pourrait avoir la déconcentration de l'élevage [sur le secteur agroalimentaire, notamment, NDLR] dans l'ouest de la France. Toute l'économie liée à ces élevages tomberait comme un château de cartes. Comment remplacer les emplois ainsi perdus ? Il vaut mieux se poser la question dès maintenant avant de céder à la tentation de la délocalisation d'un pan entier de l'économie bretonne. »

E.R.