Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont chargé, le 30 mai 2013, le médiateur des relations commerciales agricoles d'une mission dans le secteur porcin. Le syndicalisme majoritaire (FNP, FNSEA, JA) se félicite tandis que la Coordination rurale (Onep) dit son scepticisme.

Dans un communiqué de presse du 3 juin, et face à l'expérience du secteur laitier, l'Organisation nationale des éleveurs de porcs (Onep, Coordination rurale) se montre sceptique sur l'intérêt de la mission que Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont confié, le 30 mai, au médiateur des relations commerciales agricoles. « Ce n'est pas un médiateur mais bien l'ensemble des acteurs de la filière qui doit trouver un accord gagnant », insiste le syndicat.

« Depuis cinq ans, les éleveurs ne gagnent plus rien, ils vendent à perte et n'investissent plus ! prévient l'Onep. [...] L'augmentation [...] à la production de 30 centimes du kilogramme générerait une infime répercussion sur le [...] panier du consommateur. Le médiateur devra veiller à ce que l'étiquetage d'origine "viande française" pour les produits frais ainsi que ceux transformés soit appliqué. Le consommateur, qui doit être sûr de ce qu'il achète, doit aussi faire l'effort de consommer local pour contribuer au maintien des élevages sur notre territoire et au maintien des emplois dans toute la filière. »

De leur côté, la Fédération nationale porcine (FNP), la FNSEA et JA se sont félicités, vendredi 31 mai, de la mission confiée au médiateur. « Le marasme du cours du porc français demeure et les propositions de revalorisation du prix par certains distributeurs ne restent pour le moment que des déclarations d'intention !, plaident les trois organisations dans leur communiqué de presse. Il y a pourtant urgence et les discussions doivent désormais s'engager très rapidement ! En attendant, les actions porcines vont se poursuivre. »

E.R.