La Confédération paysanne dresse, lundi dans un communiqué, une liste de mesures conjoncturelles et structurelles qu'elle souhaite voir se mettre en place « pour répondre à une situation jamais connue par les éleveurs de porcs : quatre ans de crise, des coûts de production jamais atteints et des cours qui repartent à la baisse ».

Le syndicat demande aux groupements de producteurs d'arrêter « la guerre fratricide [qui] met en péril l'avenir de la filière ». Il réclame au Comité régional porcin et à l'interprofession régionale (Arip) de « mettre fin à la dispersion des acteurs coopératifs, et aller au-delà des intérêts individuels » pour « regrouper l'offre et peser face à la distribution et ainsi obtenir un prix rémunérateur pour les éleveurs ».

Sur le plan structurel toujours, le syndicat demande « une régulation de l'offre par rapport à la demande au niveau européen ». Il assure que d'autres pays de l'Union européenne partage cette demande. « Aujourd'hui même des producteurs hollandais demandent des quotas de production de porcs ! », souligne-t-il.

La Confédération paysanne demande aussi que les marges des distributeurs soient contrôlées et plafonnées. Elle propose de mettre en place « un prix de marché plancher indexé sur le prix de revient moyen constaté par les centres de gestion », arguant que « les producteurs ne doivent pas vendre à perte ».

Sur le plan conjoncturel, l'organisation syndicale demande à l'Union européenne de « libérer des stocks pour lutter contre la spéculation sur le marché des céréales ». Et de débloquer des fonds pour soutenir les éleveurs les plus en difficulté. La Confédération paysanne appelle le ministre français de l'Agriculture à porter ce dossier à Bruxelles.