Le 31 janvier 2013, le président d'Inaporc a écrit au président de la République, au Premier ministre et à trois membres du gouvernement pour leur faire part de ses inquiétudes sur la négociation en cours d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Canada. L'interprofession redoute en particulier l'octroi d'un contingent à droits de douane réduits pour la viande porcine, et que les concessions faites aux Canadiens soient le « prélude » à de futures discussions avec les Etats-Unis.

« Il semblerait que les négociateurs [européens] s'apprêtent à fixer un contingent sur la viande de boeuf, présidence irlandaise oblige, écrit Guillaume Roué, le président d'Inaporc. En contrepartie, les exigences sur le secteur porcin seraient revues à la baisse, voire abandonnées. A l'heure où les difficultés pour notre filière sont nombreuses et où la crise frappe de plein fouet tous les maillons, l'ouverture d'un contingent ne fera qu'aggraver une situation déjà extrêmement critique. »

L'interprofession fait au passage remarquer que la Commission européenne autorisera l'importation de viande issue d'animaux élevés dans des conditions différentes de celles exigées en Europe pour « le bien-être animal, l'environnement ou le suivi sanitaire (antibiotiques). Et avec l'utilisation de certains produits dans l'alimentation des porcs qui sont rigoureusement interdits en Europe : les hormones et les farines animales ».

Inaporc demande aux autorités françaises de :

- défendre auprès de la Commission européenne et du Conseil les intérêts de la filière porcine européenne ;

- que les services de la Commission fassent une étude d'impact sur les conséquences de la signature d'un tel accord avec le Canada, et des conséquences qu'il aurait sur la négociation d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis par la suite.

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