Le NEPG (North-Western European Potato Growers) a évalué la production de 2010 de pommes de terre industrielles et de pommes de terre pour le marché du frais à 23,8 millions de tonnes pour les cinq principaux pays producteurs du Nord-Ouest européen (Allemagne, Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Belgique).

C'est 4,4 % en moins que l'an passé, soit 1.100.000 tonnes. Le NEPG estime également qu'il restait 3.000 ha à récolter au 15 novembre, principalement dans le sud des Pays-Bas et en Belgique, dont 1.000 ha sont probablement perdus. Dans ce cas, la production serait réduite de 50.000 tonnes supplémentaires.

Seule la Belgique a produit plus de pommes de terre que l'an dernier (hausse de 8,8 %). Malgré une progression de 9,2 % des superficies belges, la surface NEPG est en baisse de 0,1 %.

Le rendement moyen pour les cinq pays est estimé à 44,6 tonnes par hectare (-4,5 %) et fait diminuer la récolte totale. Les variétés tardives ont pu heureusement profiter des pluies en fin de saison.

La qualité en conservation pose régulièrement des problèmes. Il est recommandé aux producteurs de vérifier la qualité et son évolution dans les hangars, et, si c'est nécessaire, d'ouvrir les discussions utiles avec les clients. Le NEPG s'attend à des tares plus élevées que la normale, mais aussi à un rendement moyen de transformation en usine plus faible en raison des basses teneurs en matière sèche.

Néanmoins, le NEPG est optimiste pour la saison en cours, tenant compte des opportunités d'exportation vers l'Est. Durant les prochaines semaines, les derniers lots de conservation douteuse seront évacués et les prix devraient augmenter.