L’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) a confirmé le 30 août ce qu’elle annonçait près de deux semaines plus tôt dans un communiqué de presse au sujet de la production de pommes de terre de conservation.

La baisse de production devrait être de l’ordre de 10 %. Mais au vu des derniers prélèvements, elle devrait se situer sur la fourchette basse annoncée, c’est-à-dire plutôt autour de 5,3 Mt.

Les producteurs ont de plus ajouté que le coup de chaud de ces derniers jours n’allait pas inverser la tendance. « Cette année, nous partions sur une hausse de surface qui aurait pu aboutir à une surproduction mais notre crainte a été annihilée par la chute de rendement, analysent ces derniers. Il devrait donc y avoir un niveau relativement équilibré de l’offre et de la demande. »

De plus cette année, le taux de matière sèche devrait être élevé, ce qui permettra aux industriels d’avoir un meilleur rendement. Mais il faudra que les agriculteurs soient extrêmement vigilants au moment des arrachages et du stockage. « N’arrachez que s’il y a de bonnes conditions pour le faire ! », insiste l’UNPT.

Primeur et fécule

Avec une production en 2015 relativement équilibrée (5,2 Mt) en pommes de terre de conservation, le stock de fin de campagne s’est révélé très bas. Et cela a permis de laisser « place nette » pour la pomme de terre primeur. Or l’UNPT a rappelé le 31 août lors d’une conférence de presse que son objectif c’est bien d’être capable d’alimenter le marché toute l’année sans télescopages et sans avoir recours non plus à des pommes de terre d’importation.

La campagne s’est déroulée normalement d’un point de vue qualitatif en primeur. Il y a de plus eu un échelonnement d’un bassin de production à l’autre. Les prix ont reflété les coûts de production avec un volume sur une moyenne haute (50 000-60 000 t).

En fécule, la campagne était plutôt partie sur une tendance moyenne à haute mais a désormais fléchi également.

C.F.