« La production française de pommes de 2019 est prévue en hausse comparée à celle de 2018 (+7 %) », écrit le ministère de l’Agriculture en introduction de sa dernière note de conjoncture portant sur le secteur. Une bonne récolte ? Pas vraiment, puisque la production rejoint le niveau de la moyenne quinquennale, après une récolte décevante l’année dernière.

La conquête de l’Ouest

Dans la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire, des hausses des surfaces, associées à des conditions plutôt favorables, permettent aux producteurs d’augmenter leurs productions de 11 et 9 % respectivement par rapport à la moyenne, pour atteindre 314 300 et 261 900 tonnes. À 318 000 tonnes, l’Occitanie garde de justesse son titre de championne de la pomme, et ce malgré l’impact de la canicule sur les calibres.

Quand l’appétit chinois va, tout va

Autre effet de la canicule et de l’été indien : les consommateurs français ont boudé en septembre ce fruit d’automne. Du côté européen, les affaires ne sont pas meilleures. Le ministère indique ainsi que « les volumes à l’exportation vers l’Europe ont chuté de 33 % sur un an, d’août 2018 à mars 2019, dans un contexte de fortes récoltes en Europe de l’Est ».

Heureusement pour les producteurs, le monde ne s’arrête pas à la Méditerranée, ni à l’Oural. Comme le souligne le ministère, « la demande est particulièrement bien orientée vers le Moyen-Orient ou l’Asie, où les stocks chinois de l’ancienne campagne sont au plus bas ».

Ivan Logvenoff