Le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT) a tenu, mardi, son assemblée générale. La campagne de 2011-12 ayant été la dernière à bénéficier du cadre réglementaire européen pour la fécule, les discussions ont principalement tourné autour de l'avenir de la filière à la suite du découplage total des aides. Les industriels craignent en effet une diminution des productions de fécule au profit de cultures économiquement plus rentables.

« Nous sommes dans un virage pour la filière de la pomme de terre », a lancé Pascal Foy, président du GIPT. Pour faire face à ce changement, l'interprofession a mis en place un cadre contractuel renforcé pour gérer les conditions générales d'achat des pommes de terre destinées à l'industrie de la féculerie, au travers d'un accord interprofessionnel.

En ce qui concerne les attentes de la future Pac, l'idée d'un recouplage des aides semble abandonnée. L'interprofession fera toutefois une demande à la Commission en vue de l'intégration de la production de pommes de terre dans les surfaces d'intérêt écologique (SIE). Selon M. Foy, cette demande serait légitime en raison l'utilisation de la biomasse pour la production de plastiques biodégradables et d'autres produits écologiques. « On ne perd rien à demander », a-t-il déclaré.

Le bilan de la campagne de 2011-12 pour le secteur de la fécule a été marqué par de bons rendements et un bon niveau d'exportations.

Dans le secteur de la transformation (déshydratés, surgelés, chips, sous vide), l'approvisionnement des industriels français est stable (1,1 million de tonnes). La balance commerciale se creuse, avec des importations en hausse (537 M€) et des exportations en baisse (307 M€) par rapport à la campagne précédente.

A.M.