Il se glisse dans les maisons non pas par la cheminée, mais par la porte du four : Quentin, la trentaine, sera pour les fêtes aux côtés de nombreuses familles grâce aux 50 dindes et aux 250 chapons qu’il produit chaque année.
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Il se glisse dans les maisons non pas par la cheminée, mais par la porte du four : Quentin, la trentaine, sera pour les fêtes aux côtés de nombreuses familles grâce aux 50 dindes et aux 250 chapons qu’il produit chaque année.

Le travail avant tout

Autre point commun avec l’homme en rouge et blanc : pour Noël, Quentin travaillera, et ne passera pas la journée avec sa famille. « Ça tombe un mardi, explique-t-il, et il faut enchaîner avec la semaine qui suit. » Il sera accompagné dans cet effort par ses clients. « Je reçois souvent des messages, le 25 même, pour me féliciter pour la dinde ou le chapon. »

Le secret de Quentin pour améliorer le goût de ses produits ? De la liberté, et de l’attention. © DR

Et dans ces messages, le plus souvent, se trouvent des photos des plats cuisinés avec ses volailles. « Être aux côtés des consommateurs le soir même de la dégustation, c’est très gratifiant, d’autant plus que la période est assez intense pour nous. »

Quentin a été le premier surpris par cet enthousiasme. « Je n’imaginais pas du tout cette réaction. Même moi, en tant que consommateur, quand je vais voir des fromagers ou autres, je n’ose jamais leur écrire après… »

Finir en beauté

Fils de céréalier, Quentin élève le reste de l’année des poulets, des pintades et des canards sur ses trois hectares. « Je me suis lancé dans l’élevage pour me démarquer au niveau du goût. » Il poursuit en résumant sa méthode personnelle pour obtenir ce goût dont il rêvait : « Ne pas trop produire, et essayer de vendre mieux, en respectant la finition. »

Temps d’élevage plus long, parcours agrandis, bâtiments plus spacieux, ainsi qu’un tri plus grand entre les individus : Quentin cherche le confort partout pour ses volailles. « Et mon petit plus, pour la dernière semaine, je mélange du pain avec le lait pour les chapons, ça donne une chair crémeuse. »

2019 en vue

Pour 2019, Quentin a déjà du travail. « Ma priorité, c’est de développer mes achats locaux pour les poussins ou l’alimentation, de proposer de la dinde en découpe, de poursuivre le canard et d’ouvrir de nouveaux réseaux de consommateurs. »

Un système de commande pourrait voir bientôt le jour, indépendamment d’intermédiaires qui, même en circuit court, prélèvent 20 à 30 % des ventes. « C’est une petite marge, mais que je veux encore aller récupérer. »

Un dernier conseil pour la cuisson des volailles de fêtes ? « Compter une heure par kilo à 160°C, là on est certain de ne pas se tromper ! » Entre la France de la dinde ou celle du chapon, Quentin a d’ailleurs choisi son camp. « Je préfère largement le chapon. La dinde, même bien travaillée, ça reste toujours plus sec, moins savoureux. »

Ivan Logvenoff