Plus que 10 jours avant la remise des « plans de filières » au gouvernement.

Malgré l’élan donné par les États-généraux de l’alimentation, Jeunes Agriculteurs (JA) et la FNSEA s’inquiètent du « manque de volonté manifeste de certains acteurs de l’aval, dans certaines filières, d’avancer sur la partie économique : répartition de la valeur, gestion de la volatilité des prix, investissements dans l’amont ».

Non aux déclarations d’intention

« Les interprofessions doivent avoir plus d’ambition », affirment-ils, dans un communiqué publié le 1er décembre 2017.

Censés définir une vision stratégique pour chaque filière, ces plans s’annoncent d’ores et déjà comme un test pour les différents acteurs. Sauront-ils répondre aux enjeux du moment, de manière très concrète ?

À ce stade des travaux, les syndicats préviennent : « Les agriculteurs veulent bien prendre leurs responsabilités mais ils ne se contenteront pas de “coquilles vides”, de déclarations d’intentions, de guides de bonnes pratiques, ni même de “groupes de travail” sur la contractualisation. »

Alain Cardinaux