Les syndicats et organisations agricoles (FNSEA, Jeunes Agriculteurs, FNO, chambres d’agriculture, Confédération paysanne, Coordination rurale) ont décidé de boycotter la réunion prévue à Lyon le 12 décembre pour décider du plan loup 2018-2023.

« Nous avons reçu le projet vendredi soir mais il ne comportait aucune modification par rapport à la proposition qui nous avait été faite un mois plus tôt », souligne un représentant syndical. La conditionnalité des aides et l’objectif de 500 loups à l’horizon de 2023 sont deux points essentiels qui mécontentent les professionnels.

« Un déni de démocratie »

« Nous ne participerons pas à cette mascarade », a indiqué la Confédération paysanne. « Si l’État refuse de prendre ses responsabilités, nous saurons prendre les nôtres. » Et pour la Coordination rurale, « il est impossible d’échanger et d’être constructifs au sein de ce groupe national relatif au loup qui n’a plus sa raison d’être ».

Le Modef est sorti de la réunion également mardi matin. Il s’oppose fermement à la proposition des ministères de l’Écologie et de l’Agriculture. « Il s’agit d’un déni démocratique de la part du gouvernement puisque l’arrêté est déjà prérédigé et pratiquement signé », déclare le syndicat qui refuse le quota de 40 loups à prélever pour l’année 2018.