Le Premier ministre Édouard Philippe, a présenté ce lundi 25 septembre, un grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros. Il avait été annoncé par Emmanuel Macron durant sa campagne électorale et donne la priorité à la transition écologique et la formation.

Dans le troisième axe, intitulé « ancrer la compétitivité sur l’innovation », le volet agricole promet 5 milliards d’euros sur cinq ans. « Le grand plan d’investissement a pour vocation à être l’un des instruments moteurs de la transformation de l’ensemble des secteurs agricoles, agroalimentaire, forestiers et de la pêche », explique dans son rapport l’économiste Jean Pisani-Ferry.

Quatre priorités sont détaillées pour l’agriculture : accélérer l’adaptation des outils et le changement des pratiques en facilitant l’accès aux offres de financement par la mise en place de fonds de garantie ou de fonds de prêts, accélérer la réponse aux défis du changement climatique en travaillant sur les problématiques de gestion de l’eau, de bioéconomie, de production d’énergie renouvelable et de séquestration du carbone dans les sols, renforcer la compétitivité de l’aval et la structuration des filières en finançant les entreprises de l’aval et enfin, renforcer le soutien à la recherche et l’innovation.

Rien de concret pour l’instant

Ces pistes d’investissement ont pour vocation à être « discutées, enrichies et complétées lors des États-généraux de l’alimentation », indique le rapport. Il faudra donc attendre la fin de novembre et leurs conclusions, pour espérer connaître le détail du plan d’investissement affecté à l’agriculture.

Peu probable donc que des mesures concrètes puissent être mises en œuvre rapidement sur le terrain.

Marie Salset