« Demain (mercredi), je mettrai en consultation un décret qui interdira deux nouvelles substances néonicotinoïdes, ces substances qui sont connues pour perturber les abeilles », a déclaré la ministre sur BFMTV le 10 septembre.

Les deux nouvelles substances concernées, « agissant comme des néonicotinoïdes », sont la flupyradifurone et le sulfoxaflor, a précisé le ministère à l’AFP. Deux substances qui, si elles sont autorisées en France, ne sont toutefois pas actuellement disponibles dans des produits sur le marché français. « Ce décret intervient en application de la loi EGAlim, qui prévoyait l’interdiction des substances présentant le même mode d’action que les néonicotinoïdes. En l’état actuel des connaissances », ces deux substances répondent à cette définition, a indiqué le ministère.

La consultation publique durera trois semaines et cette interdiction entrera en vigueur d’ici à la fin de l’année. Cinq néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride) avaient déjà été interdits de tout usage phytosanitaire en septembre 2018.

« Réduire l’usage des pesticides »

Pour la ministre, cette décision est complémentaire de la consultation lancée cette semaine par le gouvernement sur les distances entre les habitations et les zones d’épandage de produits phytosanitaires pour protéger les riverains. « On est en train de protéger les habitants, c’est le sens de ces distances, mais il faut agir sur le fond en réduisant l’usage des pesticides, évidemment en accompagnant les agriculteurs », a-t-elle souligné.

Pour Générations futures, cette « victoire » a été « rendue possible grâce à une action unitaire de toutes les ONGs (associations et syndicats apicoles) et le soutien de quelques élus ».

H.P., avec l’AFP