L’opération englobera notamment des herbicides, fongicides et insecticides sur lesquels les formulations ne sont plus protégées par des brevets, a indiqué le groupe dans un communiqué, tout en précisant qu’il ne concerne pas les actifs physiques, à l’exception des stocks. L’opération ne donnera pas non plus lieu à des transferts de personnel, a-t-il ajouté.

La transaction devrait être finalisée au cours du premier trimestre de 2018. Elle se fera par le biais de la société israélienne Adama Agricultural Solutions, que le groupe chinois détenait déjà avant de racheter Syngenta, et dans laquelle une partie de ses produits phytosanitaires devaient être regroupés.

Aval des autorités européennes de la concurrence nécessaire

La Commission européenne avait exigé qu’une partie des produits phytosanitaires soient vendus pour donner son feu vert à cette gigantesque opération. Le rachat de Syngenta, la plus grosse opération jamais menée par un groupe chinois à l’étranger (43 milliards de dollars), avait été retardé par les questions réglementaires.

Les autorités de la concurrence avaient examiné de près cette opération dans la mesure où elle intervenait alors que le secteur entrait dans une phase de consolidation, entre la fusion des américains Dow Chemical et DuPont et le projet de rachat de l’américain Monsanto par l’allemand Bayer.

La vente de ce portefeuille de produits phytosanitaires à Nufarm devra elle-même être avalisée par les autorités de la concurrence européennes.

Avec l’AFP