Plutôt que de supprimer le glyphosate, 57 % des agriculteurs estiment qu’il serait plus pertinent de limiter les doses autorisées des herbicides en contenant.

En cas de retrait, 9 agriculteurs sur 10 appliqueraient des traitements herbicides supplémentaires avec d’autres matières actives, et 66 % auront davantage recours au labour.

L’augmentation des coûts de production liée à l’interdiction du glyphosate sur le marché est estimée à 24 % par les agriculteurs interrogés. D’autre part, la moitié d’entre eux craint une baisse de rendement, estimée à environ 25 %.

Les agriculteurs n’approuveraient pas du tout le retrait du glyphosate (81 % des interrogés). De plus, pour la moitié d’entre eux, « la décision de la réhomologation du produit tient plus de la mesure symbolique que d’une décision basée sur des faits scientifiques et allant dans le bon sens ».

Utilisation actuelle

« À travers leurs réponses, les agriculteurs confirment la place importante des herbicides à base de glyphosate dans la gestion de leurs cultures notamment des céréales », analyse Laurent Depouilly, directeur de la division en charge de l’agriculture chez Ipsos.

En effet, le sondage révèle que 53 % des surfaces cultivées en grandes cultures sont traitées avec un herbicide à base de glyphosate (49 % pour les exploitations de moins de 150 ha et 57 pour celle de plus de 150 ha). Les utilisateurs en sont « extrêmement satisfaits » (note de 9,1/10).

3 agriculteurs sur 4 considèrent que les herbicides à base de glyphosate sont des outils indispensables en techniques de conservation des sols. Cette tendance est plus forte (8 agriculteurs sur 10) pour les exploitations de plus de 150 ha.

Le sondage a été réalisé du 17 au 21 juin 2016 auprès de 679 agriculteurs. Parmi les interrogés, 96 % cultivent en moyenne 101 ha de céréales (blé orge), sur des exploitations de 164 ha en moyenne (de 20 à plus de 200 ha).

A. Cas.