« Au nom du principe de précaution et en solidarité avec les associations et ces maires engagés, j’ai signé un arrêté interdisant l’usage de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate ou des perturbateurs endocriniens sur tout le territoire val-de-marnais », a-t-il indiqué dans un communiqué. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a lancé hier la consultation publique sur l’encadrement de l’utilisation des produits phytosanitaires à proximité des habitations.

Un arrêté « symbolique »

Cet arrêté est « symbolique », précise l’entourage du président du département qui estime qu’il sera « très certainement retoqué par la justice administrative », comme celui du maire de Langouët. « L’idée est de « soutenir les maires qui ont pris des arrêtés et alerter les esprits » sur la dangerosité de ces produits. »

« La société évolue, il y a une prise de conscience des habitants sur le problème que posent ces produits. Nous espérons avec cet arrêté donner une impulsion à d’autres départements. » Si le département reconnaît être un territoire « urbain », il estime que les produits phytosanitaires sont aussi utilisés sur les autoroutes et plus exclusivement sur les terres agricoles.

Réaction en chaîne

Cette initiative fait suite aux arrêtés pris par plusieurs maires. Pionnière, la ville de Langouët (Ille-et-Vilaine) avait pris le 18 mai un arrêté « anti-pesticides ». Son initiative a fait des émules un peu partout en France. Comme à Aubenas-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) ou Pierrelaye (Val-d’Oise). Dans le Val-de-Marne, plusieurs villes ont aussi franchi le pas. C’est le cas des villes de Cachan et d’Arcueil.

AFP