« Madame la préfète, laissez nos maires nous protéger », « Pesticides, riverains, agriculteurs, tous victimes », « Stop pesticides, nous voulons des coquelicots », pouvait-on lire sur des banderoles des manifestants. Le maire de Langouët, Daniel Cueff, a en effet pris le 18 mai un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ».

Rendez-vous jeudi devant le tribunal administratif

« Il est légitime qu’un maire agisse face à une carence de l’État », avait-il estimé auprès de l’AFP, mettant en avant une « problématique de santé publique ». L’élu est convoqué jeudi devant le tribunal administratif de Rennes à la demande de la préfecture, qui demande l’annulation de l’arrêté.

« La décision du maire est une décision de rupture », souligne Michel Besnard, président du collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, rappelant que le Conseil d’État a partiellement annulé le 26 juin un arrêté réglementant l’utilisation des produits phytosanitaires au motif qu’il « ne protégeait pas suffisamment la santé des riverains ».

Avec l’AFP