« Les producteurs de maïs européens [...] s’inquiètent des évolutions sur deux dossiers majeurs pour leur activité : celui des facteurs de production, plus particulièrement des phytos, et celui des négociations internationales », peut-on lire dans un communiqué de presse daté du 31 mai, rédigé à l’issue du conseil d’administration de la CEPM (1).

Situation « inadmissible »

S’agissant du glyphosate, « l’instrumentalisation politique de ce dossier [...] va conduire la production dans le mur » s’inquiètent ces maïsiculteurs pour qui « aucune alternative sérieuse n’est disponible », avant d’ajouter que « ce n’est qu’un sujet de plus après l’interdiction d’une série de molécules de la famille des néonicotinoïdes ».

Une situation qui renforce les inquiétudes « sur les négociations actuelles dans le cadre du TTIP (2) et du Mercosur : [...] le maïs européen, déjà en situation de distorsion face à ses principaux concurrents sur un marché extrêmement volatile, sera demain l’otage de décisions strictement européennes. C’est inadmissible ! »

Dans ce contexte, la CEPM demande à la Commission européenne de « prendre [ses] responsabilités » pour « permettre aux maïsiculteurs d’être compétitifs », et rappelle que « la disponibilité des facteurs de production, sur la base de leur évaluation scientifique, reste [...] une priorité ».

A. Cas.

(1) Confédération européenne de la production de maïs.

(2) Transatlantic Trade and Investment Partnership.