Alors que la réhomologation du glyphosate au niveau européen fait actuellement débat, une enquête d’ADquation sur son utilisation a été réalisée entre le 15 et le 21 mars pour le compte de la Plateforme glyphosate France (ou Glyphosate task force). Les résultats sont détaillés dans un communiqué de presse daté du 31 mars 2016.

Résultat : 90 % des agriculteurs utilisateurs de cette molécule en 2015 et au début de 2016, estiment qu’en cas de retrait, ils rencontreront des problèmes « assez » ou « très » sérieux au niveau technique, agronomique ou économique. 84 % d’entre eux déclarent d’ailleurs ne pas disposer d’alternative(s) aussi efficace(s) pour désherber toutes les mauvaises herbes auxquelles ils sont confrontés.

L’objectif de cette enquête est de mesurer l’impact technique et économique de la possible interdiction du glyphosate pour les agriculteurs et les viticulteurs. Un peu plus de 1 000 exploitants en grandes cultures ont été interrogés. Il ressort que l’an dernier plus des deux tiers des exploitations agricoles ont utilisé des produits à base de glyphosate.

Manque d’alternatives

Chez les viticulteurs, plus de 70 % des exploitants disent utiliser des produits à base de glyphosate. 95 % des viticulteurs utilisateurs de cette substance estiment qu’en cas de retrait, ils rencontreront des problèmes « assez ou « très » sérieux au niveau technique, agronomique ou économique. Et 80 % d’entre eux déclarent ne pas disposer d’alternative(s) aussi efficace(s).

Dans son communiqué, la Plateforme Glyphosate France ajoute qu’un « éventuel retrait de cette substance active pourrait enfin freiner le développement d’une agriculture de conservation des sols, qui requiert la réduction des façons culturales, la couverture végétale des sols en hiver avec des cultures intermédiaires, ou le semis direct, pratiques qui sont essentielles pour la préservation ou l’amélioration de la fertilité des sols. »