Le Parlement européen a définitivement rejeté le 4 septembre, par 389 voix contre 235 (une majorité absolue de 376 voix était requise) le règlement établissant des critères de définition des perturbateurs endocriniens proposés par la Commission européenne.

Victoire pour les défenseurs de l’environnement

Ces critères de définition, votés par les Etats membres après quatre ans de feuilleton à Bruxelles, étaient largement décriés par plusieurs ONG environnementales. « Nous nous réjouissons de la lucidité d’une majorité des eurodéputés du Parlement européen qui s’opposent à cette proposition de la Commission européenne qui n’est pas acceptable en l’état. Ce que le gouvernement français n’a pas su entendre, nos représentants européens l’auront eux bien compris », a déclaré aujourd’hui François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Trouver une nouvelle définition

La Commission doit désormais proposer une nouvelle définition. L’Union des industries de protection des plantes (UIPP) s’inquiète « des délais nécessaires pour disposer de ces critères ». Elle indique que les critères transitoires, mis en place depuis 2011, « sont unanimement considérés comme non pertinents ».

Les Etats membres de l’Union européenne seront donc amenés à voter à nouveau pour une définition des perturbateurs endocriniens selon un calendrier qui n’est pour l’instant pas fixé.

A.M.