« Quand je suis arrivé, la première chose que j’ai demandée c’est le report de ce texte », a indiqué M. Hulot, précisant qu’une discussion est engagée depuis jeudi avec son homologue allemande : « nos services sont en négociation ».

« La France va rester ferme. Mon rôle, c’est d’aider à protéger les Français de ces empoisonnements », a assuré M. Hulot.

Si le texte présente « un certain nombre d’acquis », « il y a des exonérations dans le texte qui, en l’état, sont inacceptables », a-t-il estimé.

Nicolas Hulot se donne jusqu’au 4 juillet

« J’espère que nous allons pouvoir trouver une position commune », a-t-il ajouté. « Je m’y emploie, j’ai jusqu’au 4 juillet », date d’une nouvelle mise au vote à Bruxelles de ce texte proposé par la Commission européenne.

Un réseau d’ONG européennes a récemment interpellé le ministre sur ce document, jugé insuffisant car il impose une charge de preuve si élevée que rares seront les substances au final exclues. Les critiques du projet, dont les principales sociétés savantes d’endocrinologie en Europe, dénoncent aussi l’instauration de dérogations pour toute une catégorie de pesticides.

Les PE sont des substances qui dérèglent le fonctionnement hormonal, affectant la santé et la reproduction des populations, y compris à de très faibles niveaux d’exposition, selon l’OMS.

Sur les questions de santé et d’environnement, « il va falloir bâtir des stratégies », a indiqué Nicolas Hulot.

« Générations Futures note avec satisfaction les premières déclarations publiques du ministre Nicolas Hulot sur les perturbateurs endocriniens, qui reconnaît les insuffisances du texte proposé par la Commission européenne », a déclaré François Veillerette, directeur de Générations Futures, dans un communiqué de presse diffusé le 23 juin. Il juge aussi positif « la volonté du ministre de négocier, jusqu’à la date du vote le 4 juillet, une amélioration de ce texte avec l’Allemagne […], car c’est l’Allemagne qui a par exemple obtenu ces dérogations spécifiques. »

I.E. avec l’AFP