« Il y a des produits qu’il faut interdire de débarquer sur le sol européen, a répondu le ministre ce 21 mai 2019 sur le plateau de France Info. Par exemple, le bœuf aux antibiotiques, le poulet aux hormones, le poulet chloré. […] Aucun produit ne doit rentrer dans l’Union européenne s’il n’est pas au standard européen. Le libre-échange, ce n’est pas : “Je fais rentrer le loup dans la bergerie.” »

Une « Europe trop naïve »

Devant les caméras, le ministre de l’Agriculture a estimé que « l’Europe, à mon sens, a été trop naïve ces dernières années. C’est pour ça que quand Emmanuel Macron dit : “Je refuse de donner le mandant à l’Union européenne pour l’accord commercial avec les États-Unis […].” C’est pour ça que nous disons non aux accords avec le Mercosur parce que nous ne voulons pas en France du bœuf aux hormones ou du poulet chloré. »

Pour Didier Guillaume, ces accords commerciaux « ne peuvent pas se faire au détriment des standards européens. C’est pour cela qu’il y a deux niveaux. » Celui de l’Union européenne d’abord avec des États membres qui « doivent monter en gamme. Il y a trop de dumping fiscal, de dumping social encore à l’intérieur de l’Europe, par exemple entre la France et l’Espagne pour les viticulteurs et les arboriculteurs. Il faut que ça cesse. »

« Trop de dumping »

Au niveau européen toujours, le ministre français a affirmé qu’il y « a trop de dumping fiscal encore, avec les travailleurs détachés, la première partie a été faite, il faut aller encore plus loin ». Le deuxième niveau visé par Didier Guillaume concerne les pays tiers. « Il faut se bagarrer, pour que les produits qui rentrent dans l’Union européenne soient des produits qui soient au standard européen en termes de sécurité sanitaire et de qualité. »

E.R.