Réunie en comité national les 3 et 4 septembre 2013, la Confédération  paysanne a affiné sa position sur la redistribution des aides à partir de 2015.

Elle confirme bien sa préférence pour le scénario 3, le plus redistributif, proposé par le ministère de l'Agriculture : 100 % de convergence et un avec paiement redistributif (surprime des 52 premiers hectares). En revanche, elle préfère un paiement vert forfaitaire plutôt que différencié en fonction de l'historique de l'exploitation.

Dans le cadre des aides couplées (13 % du premier pilier), elle prône une prime au maintien des troupeaux ruminants, avec un pourcentage différencié selon les espèces et plafonnée par actif :

• Pour les ovins, elle propose une revalorisation de la prime actuelle à hauteur de 160 €/UGB jusqu'à 300 UGB par actif, plus dégressive entre 300 et 500 UGB. Elle propose aussi de baisser de 50 à 10 le nombre de bêtes qu'il faut détenir au minimum pour être éligible à cette aide ovine.

• Pour les vaches allaitantes, elle propose une prime au troupeau d'environ 200 €/UGB jusqu'à 40 UGB par actif puis dégressive entre 40 et 60 UGB.

• Pour les vaches laitières, le syndicat propose une aide entre 40 et 70 €/UGB jusqu'à 30 UGB par actif puis dégressive entre 30 et 40 UGB.

En parallèle de ces aides aux ruminants, la CP prône le maintien de la prime au lait de montagne (20 €/1.000 litres) et celles aux veaux sous la mère mais plafonnée. Pour cette dernière, elle souhaite également que soit réduit le différentiel d'aide entre le montant octroyé aux adhérents d'OP (72 € par tête) et les non adhérents (36 € par tête).

Pour soutenir les laitiers, plus particulièrement impactés par la convergence des aides (surtout les lait-maïs), le syndicat propose de leur octroyer en priorité le budget réservé aux protéines végétales (2 % du premier pilier) pour encourager l'autonomie à la ferme. Et la convergence touchant en particulier les laitiers intensifs de l'ouest de la France, il propose de les aider à changer de système en créant, dans le deuxième pilier, une MAE (mesure agroenvironnementale) spécifique.

Arielle Delest